{ Parlez sur la chatbox RP avec vos personnages uniquement ! ( si vous souhaitez vous parler entre joueurs, ou alors avec les invités, il y a une deuxième talk-room située tout juste à droite, sur la page d'accueil, ;) }
news & cie
{ Toutes les nouveautés du forum, remaniements, recensements, changements de design ou encore annonces vous seront indiquées à cet endroit. Surveillez régulièrement le twitter du forum pour vous informer des dernières actualisations techniques ! }
chronicles of caribbean's video
Coming Soon...
statistics
GROUPS STATISTICS
PIRATES
PORT ROYAL CITIZENS
TORTUGA CITIZENS
SINGAPORE CITIZENS
EAST INDIA TRADING COMPANY
ROYAL NAVY
PRIVATEERS
SEA'S SERVANTS
9
7
1
1
6
3
1
3
GENDER STATISTICS
GIRLS
BOYS
15
17
warning
credits
TEARS TO SHED, à sa première version fut fondé par Elvira, Yoric et Charles. Il est le nouveau-né d'une longue lignée (qui existe depuis février 2008) de forums basés sur le thème des Chronicles of Pirates of the Caribbean. Le design fut réalisé par Elvira, et certaines œuvres graphiques restent néanmoins la propriété de Forumactif. Toute copie, partielle ou complète est sévèrement punie par la loi, et ainsi : strictement interdite. Le contenu du forum revient aux membres du staff, ainsi qu'aux membres de TTS, veuillez respectez leur travail. A la V2 du forum, l'équipe administrative à été remaniée suite au départ de Charles, et est composée d'Elvira, Yoric, et de deux nouvelles têtes : Grace et Cutler. (Ajout de juin 2011 : deux nouveaux modérateurs rejoignent l'équipe, Vilhelmina et Seeley !)
best thread - "synchronised instant" - featuring mister eoin colquhoun & mister edward argentael
best dramatic moment - "back to the past" featuring shyemera blackheart & lady elvira grey
best love moment - "nobody say that love was fair" - featuring miss elvira grey & mister cutler beckett
best sadistic moment - "une affaire délicate" - featuring miss elvira grey & mister davidson brown
best comic moment -
best friendship - mister eoin colquhoun & mister edward argentael
best rivalry - mister william turner & mister jack sparrow
best team - mister davidson brown & miss elvira grey
best interaction - "i don't do surprises" featuring lord stamford hobbes & lady elvira grey
best couple - admiral james norrington & miss sydney hopks
honourable mention - miss harlow montgomery & miss vilhelmina bale
best quote - "La vérité est le plus beau des mensonges" says captain gaël stron
_________________
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”
Spoiler:
Sujet: Re: annual awards april Lun 4 Juil - 2:33
❧ ELVIRA LEONOR GERTRUD VON HANOVER-GREY ❧
"Callin’ out sins just to pass the time, my life goes by in the blink of an eye"
- I - « Birth and Childhood »
“Qui oses dire qu’il peut m’apprendre les sentiments, – Qui à le droit de m’interdire d’être vivant, et, De quel côté se trouve les bons et les méchants ?”
21th AUGUST 1700 –
Ma très chère amie,
Je prends le temps de vous écrire pour vous exprimer mes plus sincères sentiments à votre égard, et je tenais à malgré tout, prendre contact avec vous depuis mon arrivée en Angleterre, lorsque je n’étais encore qu’une très jeune fille. J’ai fort bien souvent pensé à vous, lorsque je berçais ma petite Anneliese, ma fille aînée. Elle est si belle, et à déjà douze années. C’est une si douce enfant, elle deviendra sans aucun doute une ravissante jeune femme, et une épouse comblée d’ici quelques années. J’aimerais tant que vous la voyez, Anja ! Ernst August en était si fier. Presque autant, lorsqu’il aperçut notre deuxième enfant, Elvira. Je n’ai pas pu avoir l’opportunité de vous la présenter encore, mais cela ne saurait tarder. Je pense prendre le bateau le mois prochain pour venir vous rendre visite à Cologne, bien qu’il me peine de quitter la campagne Britannique, est si chère à mon cœur. Ces temps-ci, je me sens si faible, et je n’ai à peine la force de prendre Elvira dans mes bras. Le médecin qui est venu nous voir hier, m’a conseillé de rester alitée quelques semaines.
Et vous, ma tendre amie, que me racontez-vous de votre agréable famille ? J’ai entendu dire que votre fils Ulrich, était fort bien apprécié à la cour du roi Friedrich de Prusse et empereur d’Allemagne. Je me réjouis d’en découvrir plus sur vous, ma chère.
Reposant sa plume sur le coin de la grande table en chêne vernis, Elsa émit un bref soupir, et rejeta sa chevelure blonde comme les blés en arrière, avant d’épousseter élégamment les pans de la lourde étoffe nacrée qui lui servait de robe. Elle prit son parchemin, le plia convenablement et apposa son sceau sur le ruban rougeâtre qui enveloppait l’épais papier jaunis par le temps. Dame Stroesser-Grey pensait à faire envoyer sa missive dés le petit jour, afin d’espérer une réponse avant son départ pour l’Allemagne, où elle comptait rejoindre son amie d’enfance. Cela faisait de très nombreuses années qu’Elsa avait quitté sa contrée natale pour la campagne Britannique, suivant sa famille noble, et en particulier son père, avide de voyage, de conquête, et de rencontres avec ceux qui étaient d’une manière parenté liés à sa famille. Les Stroesser demeuraient d’origine germanique, cela se voyait à leur chevelure claire, leurs yeux azurés, et à la peau d’albâtre qu’ils arboraient à chaque nouvelle naissance. Mais les rumeurs les concernant, les voyant comme une famille heureuse, et très cultivée, les désignaient aussi à la fois comme descendants d’Henry Grey, duc de Suffolk. Ce n’est qu’une fois à Cambridge, que leur fille aînée, Elvira, que tout le monde appelait Elsa, prit le nom de famille de son plus proche ancêtre Britannique afin de s’intégrer convenablement au pays, à aider ses citoyens à la nommer sans se tromper une seule seconde. Il fallait avouer qu’Elsa détestait que l’on écorche son nom de famille, Stroesser, ainsi, elle leur facilita grandement la tâche en rajoutant cette particule de mot à son nom complet.
Elsa Stroesser rencontra l’homme qui allait devenir son légitime époux, Ernst August von Hanover, frère de Georg Ludwig von Braunschweig-Lüneburg, dit le futur souverain de Grande-Bretagne, un après-midi, alors qu’elle était retournée à Cologne, sa ville natale, pour rendre visite à de la famille. Il était arrivé dans cette ville pour affaires, et leur rencontre, qui fut plus tard confirmée comme étant une rencontre « arrangée » de la part des deux familles nobles, fut très décisive. Ils se plurent dés le premier regard, et se promenèrent près d’un grand lac, discutant de choses et d’autres. Elsa était plus jeune que lui, mais c’était la coutume, à cette époque. Elle le trouvait très charmant, et accepta, quelques jours plus tard, de devenir sa femme et d’élever sa descendance. Ils s’installèrent alors à Hanovre en Allemagne, et eurent deux filles. Lorsque le frère d’Ernst August monta sur le trône d’Angleterre, le couple décida finalement d’aller le rejoindre là-bas, au plus grand plaisir d’Elsa, qui éprouvait tant de nostalgie à l’égard de son pays d’accueil, durant son enfance.
La cadette, Elvira, n’était alors qu’un bébé, lorsque ses parents la déposèrent dans ce luxueux manoir à Cambridge, en Angleterre. Cette ville était fort paisible, et réputée pour être peuplée d’hommes et de femmes respectables, pieux, catholiques, de bonne famille et avant tout bourgeois. Cambridge apporta aux enfants un environnement sécurisant et appréciable, ce qu’Elsa ne cessait de murmurer à son époux, toujours en voyage, toujours logé dans son bureau d’étude au deuxième étage. Il était duc d’York, d’Albany et prince-évêque d’Osnabrück, ce qui ne l’aidait guère à partager des moments complices et tendres auprès de sa petite famille. Il n’en avait tout simplement pas le temps. Cette solitude, que l’épouse d’Ernst August pouvait bien ressentir chaque jour, ainsi que ce sentiment de distance, la poussa à s’enfermer à son tour dans sa chambre, et à engendrer une dépression chronique due à l’absence de son époux. Elle tomba fort malade, et décéda de chagrin alors qu’Elvira n’avait que sept ans.
L’enfant, au fil de ses années, fut une petite fille très éveillée. Elle aimait dessiner avec de la peinture, sculpter des vases, et tricoter, à l’image de sa grand-mère de Hanovre. La petite lisait énormément, et se cultivait ainsi, dans la bibliothèque du manoir, des journées entières, y prenant un plaisir insatiable. La jeune fille adorait en particulier regarder son père lui raconter des histoires, et faire tournoyer l’imposant globe terrestre qui trônait dans son bureau en prétendant qu’un jour, le monde serait à eux. Elvira jouait régulièrement à l’extérieure, accompagnée de sa gouvernante Madge, une femme stricte, ou auprès de sa gardienne Aloha. Elle ne quittait jamais des yeux sa petite poupée blonde, s’amusant à la coiffer près du port, d’élaborer de nouvelles coiffures, ou de la vêtir autrement à chaque fois qu’elle tombait entre ses mains. C’est durant son enfance, qu’on lui offrit une boîte à musique.
❧
« - Lady Elvira ! »
Un éclat de voix. Une femme vêtue d’une longue robe noire la scrutait d’un faux-air agacé. La dame aux corbeaux, qu’elle l’appelait. C’est ainsi que la fillette nommait cette grande dame distinguée, qui lui servait tout bonnement de tutrice. Sa mère n’avait tout simplement pas le temps de s’occuper de sa petite fille. C’est ce que son père lui clamait, dés que les lèvres de la petite s’entrouvraient, et se mouvaient à essayer de former des mots, puis des phrases. Toujours la même demande. Où est mère ? Nulle part. Ailleurs. Dans un autre monde. Oui – dans un autre monde. Le quinquagénaire en avait assez de cette question, au point que tout lui paraissait devenir bien morne. La frénésie autour de son épouse le rendait malheureux, en piteux état, définitivement perdu dans ses remords d’adulte. Ainsi, il sentait son cœur se briser en mille morceaux à chaque fois que ce « cadeau de la nature » le questionnait. Sur elle. Sur son joyau envolé vers les cieux. Pas le septième ciel, non. Le paradis, lui expliquait-il, d’une voix rauque. Son timbre de voix habituel. Il faisait des efforts pour ne pas s’alarmer, pour tenir bon, et prétendre que la défunte reviendrait auprès de la fillette aux cheveux blonds comme les blés. Comme l’orge. Comme l’or. Comme elle, encore une fois. Assez. Cet enfant lui ressemblait bien trop. C’était douloureux. L’homme d’âge mûr préférait amplement se réfugier dans son bureau, au quatrième étage de la grande demeure en marbre blanc. La fillette ne comprenait pas ce que cela voulait bien signifier. « Dans l’au-delà ». A ses yeux, il s’agissait juste d’une réponse passe-partout, sous-entendant que sa mère reviendrait à ses côtés. Forcément. Oui. La mort ? Quel était ce mot ? Elle reviendrait. Et la prendrait dans ses bras.
Un frisson déplaisant lui parcouru le dos. Deux silhouettes se trouvaient au cœur d’un immense parc. Il n’y avait pas d’herbe fraîche, verdâtre, et fraîchement coupée, à cet endroit reculé du lieu. Mais plus un immense bac à sable. Si on peut employer ce terme. Des petits grains dorés se dissimulaient à leurs pieds, et une petite fille s’amusait à prendre ce dernier entre ses doigts, et à l’aide d’un peu d’eau glacée, entreposée dans bac en cuivre, à ses côtés, elle formait de grands et beaux châteaux. Un jeune garçon, d'âgé à peu près de seize ans la fixait curieusement. Elvira aimait les châteaux. Elle rêvait d’en avoir un. Pour elle seule. Et pour lui aussi, s’il désirait l’accompagner dans ses songes de grandeur. L'enfant lui offrit un charmant sourire, et serra contre son corps frêle, enveloppé dans une somptueuse robe blanche une grande boite rouge. Il la lui avait offerte, pour la réconforter alors qu'elle s'était subitement mise à pleurer. On l'avait embêtée, précédemment, et le garçon s'était montré fort aimable de s'attarder auprès d'elle. Ce fut comme un flash, à ses yeux. Elle en était tombée éperdument amoureuse, et clamait vouloir l'épouser.
Le visage de la tutrice, ou marraine, à proprement parlé, affichait une mine sévère. Furibonde, elle s’apprêtait à monter le son de sa voix d’un cran. Mais se retint, en apercevant les châteaux de sable à ses pieds. Lady Elvira était douée pour la pratique, de ses mains. La petite avait toujours eut l’âme d’une artiste. Elle aurait pu être peintre. Ses doigts étaient beaux, longs, élégants, des mains de princesse, comme disait son vénéré géniteur. Mais les souhaits et pensées intimes de la nourrice ne se réaliseraient jamais. Le Destin en désirait autrement. Il conviait chacun à voir en cette petite fille, à la chevelure solaire, l’incarnation de Satan.
« - Allons, venez, mademoiselle. » reprit la voix de la dame aux corbeaux. Elle prit avec une certaine fermeté bien visible, le faible et pâle poignet de miss Elvira, afin de la forcer, d’une maigre pression, à se lever. Décollant ses genoux du sol sable, l’enfant fit instinctivement la moue ; voulant protester. Mais cette idée lui était interdite. Son père lui avait apprit à respecter mademoiselle Madge. Et son éducation stricte la forçait à se murer dans un profond mutisme pesant. « Ne restez pas en compagnie de ce genre de personnes. » renchérit Madge, méprisante, cette fois-ci. La dame brune jeta un regard haineux vers le jeune garçon aux cheveux bruns.
« - Mais – pourquoi ?» - Pourquoi, qu’elle me demande, » inexplicablement, Madge leva les yeux au ciel, fortement contrariée par cette question sans queue ni tête. A ses yeux, cette interrogation n’avait pas lieu d’être. Afin de montrer sa frustration intérieure, elle resserra l’étreinte de ses longs doigts, tels des pattes d’araignées, à l’avant-bras si fragile de la fillette. Une faible rougeur apparue. Elle ne voulait pas lui faire du mal, loin de là. La femme ne se sentait pas à l’aise. Craignant que le père de la blonde ne pousse une colère en apprenant que sa fille unique fréquentait l’enfant de cette famille qu’il méprisait tant. Presque autant que le « bas peuple ». La populace. La vermine. Les gens, en général. En-dessous de cette petite princesse surmontée d’un diadème en argent. « Il n’est pas fréquentable, mademoiselle, tout simplement ! - Pas – fréquentable ? » répéta l’interpellée. Intriguée par ce mot dont elle ignorait, à l’époque, la simple signification. Ou encore, la valeur. A huit ans, on ne se lance guère dans ce genre d’investigations.
« - Oui, mademoiselle. Maintenant, rentrons, et ne dites rien à votre père, je vous prie. » déglutissant ; la grande brune continua de traîner son interlocutrice à ses côtés, jusqu’à ce qu’ils quittent enfin ce grand parc, à tout jamais. C’est en montant dans la calèche en bois noir ébène, qu’elle sembla reprendre une contenance. Le teint habituellement livide de miss Madge reprenait quelques couleurs.
Installée à contrecœur contre une des banquettes en tissu d’un rouge bien foncé, la petite blonde aux grands yeux verts, si profonds, si envoûtants et expressifs scrutèrent avec une prétention sans bornes le visage terni et cerné de miss Madge.
« - Je ne vous aime pas. » souffla la blonde, en croissant les bras contre le tissu de sa robe blanche, ses jointures se frottèrent légèrement, dans ce geste, à sa poitrine plate. La jeune fille réprima un gémissement plaintif, en se souvenant d’une chose très importante. « J’ai oublié ma boite à musique ! » s’exclama la blondinette, en ouvrant la porte de la calèche, et accourant jusqu’au parc où elle retrouva fort heureusement l’objet, à côté du sable. Le garçon avait disparût. Ce détail la fit baisser la tête, attristée. Ses épaules tremblotèrent doucement, alors que le son de l’objet retentissait à ses oreilles – telle une impétueuse mélodie amoureuse. Ce n’est que lorsque la voix de la gouvernante s’éleva à nouveau dans les airs, sermonnant son élève, qu’elle se décida à retourner dans la calèche. Emportant la petite boite, la tenant fermement entre ses mains blanches, la considérant comme son trésor le plus précieux. Durant tout le trajet, la petite se mit à chantonner le refrain, radieuse.
♣♣♣
Une porte claqua brutalement, et les bruits de pas s’interrompirent face à un grand bureau en chêne massif. Le lieutenant posa une importante pile de dossiers sur un des recoins de ce dernier, et fit pivoter ses bottes luisantes noires, en surprenant son employeuse, près de la fenêtre. Il crut en l’espace d’une seconde qu’elle chantonnait un air qui ne lui était guère familier. Une musique, retentissait, il en ignorait la provenance.
« - Mylady – d’où vient cette mélodie ? » susurra Davidson, le frère cadet de la Gouverneur, en daignant arpenter la pièce de son regard inquisiteur, à la recherche de la provenance de ce son répétitif, et chaud. - D’un vieux et lointain souvenir – » rétorqua l’interpellée, l’air vague, accoudée à la fenêtre de son balcon en marbre blanc. L’aristocrate effleura du bout des doigts les contours dorés de la boite, vernis d’un rouge clair. « Une boite à musique, lieutenant, elle m’est précieuse. Mon amour de jeunesse me l'a offert il y a bien longtemps. »
Un sourire peignit ses lèvres rouges. Elle devint peu après silencieuse, et seul le son de la boite résonna dorénavant, durant de longues, et longues minutes.
❧
ϟ Left, right, straight ahead, No one can tell you which doors are the right ones, My lost child, left, right, straight ahead, You’re in the labyrinth, left, right, straight ahead, No one can tell you who the good and evil are ϟ OOMPH – LABYRINTH.
LA TOUR DE LONDRES – MINUIT.
Les cliquetis du trousseau de clés résonnaient inlassablement dans les prisons de la ville, alertant ainsi chaque détenu, comme pour lui rappeler que sa liberté s’envolait dés l’instant où le garde claquait la porte lors de sa ronde habituelle. Le frottement des fers à ses poignets pâles et si fins lui était insupportable, et cela ne s’arrangeait guère au long terme. Quelques marques rougeâtres se formaient progressivement sur sa peau d’ordinaire douce et satinée par le soleil. Assis contre un mur fait d’épaisses briques poussiéreuses, il s’avérait forcé d’admettre que les prisons de ce qui fut autrefois sa ville, étaient bien poisseuses et dénuées d’espoir. Cette soi-disant lueur qui brillait dans les yeux des prisonniers s’évanouissaient comme un courant d’air glacé en à peine quelques jours passés dans ce trou à rats. Des souries se frayaient un chemin entre les petits trous et finissaient par s’engouffrer sous les mètres de pailles jaunâtre assemblées au sol et servant de lit aux condamnés. Il n’avait pas bu une goutte d’eau depuis son arrivée dans ce lieu étrange, et si peu familier. Il, cet homme, récemment trimballé ici ne fréquentait jamais ce genre d’établissement. Bien qu’il fût bijoutier, gagnant fort peu pour subvenir au besoin d’une petite princesse des quartiers aisés, il détestait ces endroits sordides. Il aurait donné de nombreuses pièces d’or contre la chance de s’épargner un funeste destin.
Même la vue de ses congénères ne l’intéressait pas. Il se fichait de savoir qu’il ne serait pas le seul dans cette aventure avec la guillotine. Ils craignaient eux aussi ce moment. Cela se lisait dans leurs yeux dépourvus de toute joie de vivre, ou d’une quelconque once d’empathie. Les autres, particulièrement des hommes, préféraient se vautrer sur la paille en attendant le jugement dernier, sans se battre. C’était peine perdue. Un combat perdu d’avance. Les femmes suppliaient chaque soldat s’aventurant dans les cachots, leur proposant même de profiter de leur corps froid et sale en échange de la liberté, ou de la simple lumière du jour. Certains craquaient sous la pression, tandis que d’autres jouissaient de leur propre malheur. Henri Enfield n’était guère de ce bord-là, il n’abandonnait pas, sûrement pas après tous les efforts prodigués pour en arriver à un stade aussi élevé. Lui, Henri Enfield, était parvenu à fréquenter une femme de la Haute Société, qui l’avait finalement conduit en prison.
Sa première pensée de condamné fut à l’encontre de son adorée.
Anneliese…
♣♣♣
Cette belle femme, aux cheveux blonds coupés courts, en un élégant carré surmonté d’une fleur au coin de ses mèches lisses, et aux grands yeux bleus clairs s’appelait Anneliese von Hanover-Grey. Désignée dés le début comme l’héritière, étant de ce fait l’aînée. Son père lui avait promit, que d’ici quelques années, elle dirigerait une petite ville dans les Caraïbes, grâce à son influence, et aux terres que lui avait cédé son frère. Mais la jeune femme avait commit l’irréparable. Elle s’était éprise d’un moins que rien, d’un homme qui n’avait rien de bien noble financièrement. Et elle savait également que si sa sœur, Elvira, âgée d’à l’époque seize ans, apprenait la vérité, cette dernière en profiterait pour l’évincer et ainsi prendre possession de l’héritage familial. Pour éviter de voir les griffes acérées d’Elvira s’abattre sur cette si belle ville, la jeune femme fut forcée de cacher cette liaison à tous, et en particulier à sa sœur cadette. Elle et Henri, son amoureux, se voyaient tous les soirs dans la cave de l’ancienne demeure des Grey : les ancêtres de sa mère.
Anneliese était considérée comme une charmante jeune femme d’une douceur inégalable, la bienveillance même. L’incarnation de la naïveté, de la candeur et de l’équité. Elle souhaitait réformer Port Royal, à l’image du gouverneur Swann, et faire en sorte que plus aucune injustice ne soit pointée du doigt. Que les moins riches, et personnes aisées soient tous au même stade. Une parfaite équité. Hors, cette idée dite révolutionnaire ne plaisait guère à Elvira, aristocrate capricieuse et élitiste de surcroît.
Arpentant toujours le petit sentier la guidant jusqu’à son ancien chez-soi, Dame Anneliese ouvrit difficilement les lourdes portes en bois de la cave. Elle jeta un bref coup d’œil vers les arbres sombres se dessinant au loin, dans les bois. Cet endroit avait toujours eut une allure plutôt effrayante. Quelque chose d’intimement dangereux se dégageait des ruines de la vieille demeure. Anneliese inspira une profonde bouffée d’air pour se donner un peu de courage, et entra, en espérant retrouver son tendre amour à quelques escaliers plus loin.
Tout à coup, dix minutes plus tard, un claquement sonore et froid retentit. Une porte.
« Henri ? » souffla la voix douce d’Anneliese, en faisant brutalement volte-face dans la petite pièce pour fixer l’origine de ce bruit.
Le silence devint pesant pour Anneliese, qui s’efforça de continuer à sourire, crispée. Jamais Henri n’était demeuré aussi muet d’ordinaire, elle trouvait cela étonnamment louche, mais se retint de glisser un commentaire à ce sujet.
« Henri, mon bien-aimé, est-ce toi ? » insista-t-elle, non avec une certaine anxiété. Mais la personne cachée dans la pénombre de la cave ne répondait toujours pas. Un frisson parcouru le corps de Dame Anneliese. Un nouveau bruit résonna, celui des marches de bois. La silhouette s’avançait peu à peu, et la jeune femme crut défaillir en reconnaissant cette démarche chaloupée étrangement familière, ainsi que la fameuse taille élancée, étroitement confinée dans ce corsage bordeaux qui appartenait à sa petite sœur. Une paire d’yeux clairs la scrutait mauvaisement, et le menton bien relevé, Elvira Grey posa ses deux mains gantelées dans une précieuse étoffe de soie sur ses hanches parfaites. Le sourire au bord de ses lèvres rosées, elle ne bougea plus et se contenta de jauger son aînée.
« Elvira ?! » s’exclama l’interpellée, au bord du choc. Elle fit un pas en arrière, et sentit les pierres dures du mur rencontrer son dos nu. « Que fais-tu ici ? »
« Anneliese, ma chère, père ne t’as-t-il donc jamais appris les règles fondamentales de politesse ? » railla la plus petite, en un soupir forcé, « Tu pourrais au moins me saluer comme il se doit, ne penses-tu pas ? »
« Que veux-tu ? » l’interrompit Anneliese d’un ton sec. « Est-ce encore à propos de la direction de Port Royal ? Comme je te l’ai précédemment expliqué auprès de père, je ne changerais pas d’avis. Il est temps que les choses changent, et si père m’a préféré à toi pour cette nomination, c’est qu’il y avait sûrement une raison – »
Devant ces accusations, un rictus contrarié apparût sur le front légèrement plissé d’Elvira. Elle détestait que sa sœur lui rappelle sa condition. Ce que leur père avait décidé. Elvira voyait cela comme une trahison honteuse.
« Certes, certes, certes. Il t’a choisi toi, parce que tu incarnes la justice, ma douce. » Elvira fronça ses fins sourcils blonds et discrètement épilés. « Mais il n’aurait jamais du se tourner vers toi, car malgré tout, je reste persuadée que c’est le plus mauvais choix qu’il eut put faire dans sa vie. Ce n’est pas de ta trempe, abandonne, Anneliese. Port Royal court à sa perte sous ton règne, reconnais-le. »
« Je te prie de m’excuser ?! » grinça la plus âgée, entre ses dents. Elle manqua d’éclater de rire devant les propos de sa sœur. « Sous ton règne, tu veux dire. »
La principale concernée ne prit pas la peine de rétorquer quoi que ce soit, et sembla faire demi-tour. Le visage d’Anneliese se détendit peu à peu. Mais la cadette avait bien autre chose en tête pour se faire entendre. Elle grimpa marche par marche avec une certaine nonchalance, attrapant au passage le tissu de sa lourde robe entre ses doigts vernis d’un rouge foncé pour éviter à ses petites chaussures bouclées d’abîmer les somptueux pans de sa traîne. Elle et Anneliese ne s’étaient jamais entendus. Même petites. Toujours en constante rivalité, en concurrence, auprès de leurs parents. Elvira ne tolérait pas que son aînée soit la favorite de la famille, alors qu’elle n’était, à son humble avis, rien d’autre qu’une petite cruche réservée sans intérêt. Elle n’était pas digne…Elvira, elle, avait tout fait comme il fallait pour satisfaire leur père, et pourtant, il n’avait d’yeux que pour la bienveillance naturelle d’Anneliese. Cela la dégoûtait, au point qu’elle en était venue à haïr sa sœur, et à souhaiter sa mort, de différentes manières, se demandant comment aurait été sa vie si Anneliese n’était plus de ce monde. « Père m’aimerait-il ? »
« Tu ne comprends pas, Anneliese. » expliqua-t-elle. Sa voix à cette hauteur se diffusait tel un écho glacial dans les sous-sols. « J’ose espérer qu’un jour tu saisiras ce que j’essaye de te faire comprendre. Port Royal n’est pas pour toi. Cette ville m’appartiendra, que tu le veuilles ou non. Mais je doute que ton avis entrera en compte dés l’instant où tu seras portée disparue. Et alors, je pourrais prendre ta place. Une morte ne peut réclamer une place, ma chère. »
« Elvi – » haleta l’aristocrate, interloquée.
Elvira Grey émit un faible rire moqueur et sortit de la cave avant de brusquement refermer les portes. Sortant la petite clé en argent d’une de ses poches, Elvira emprisonna sa sœur à tout jamais. La condamnant à la lumière, à la liberté, et à son amour perdu. Et bientôt, Anneliese manquera d’air, de nourriture, de tout, et c’est ce qui précèdera sa fin. Elvira restait persuadée que personne n’aurait l’idée de chercher dans cette vieille demeure abandonnée, en pleine campagne anglaise, car plus personne ne vivait là depuis déjà quelques décennies. Son plan était parfait. Et il réussira. Quelques mois plus tard, des recherches furent entreprises à Londres, mais personne n’eut l’idée de chercher dans cette vieille cave, perdue au milieu d’une forêt abandonnée. Elvira prétexta que le petit ami de sa sœur, Henri Enfield, un gueux de la ville avait enlevé Anneliese, dans le but de la violer, puis de la tuer, ayant remarqué que ce dernier lui tournait autour. L’innocent homme fut arrêté, et jeté dans les prisons, sans avoir pu se défendre des accusations que la famille proliférait à son égard.
♣♣♣
Never meant to be now. Now I’m lost somewhere.
Il n’avait jamais prévu cela. Et pourtant, le jeune bijoutier de vingt-cinq ans se souvenait de tout et ce dans les moindres détails. Ce qui l’avait finalement amené à cet endroit sombre, sinistre et humide. Henri avait juste eut la folie d’être tombé amoureux d’Anneliese von Hanover-Grey. Et d’avoir rencontré le diable en personne, réincarné en femme, en la présence de la sœur cadette de sa bien-aimée. Si elle croyait qu’il était assez idiot pour penser que ces accusations étaient apparues comme par magie, tombant du ciel, elle se trompait lourdement. Henri savait qu’Elvira l’accusait, et qu’elle avait obtenu le soutien de son père pour cela. Cependant, ce qu’Henri ignorait, c’était bien le pourquoi du comment. Il avait froid. Ses membres glacés tremblaient, et il donnerait tout, tout pour fuir d’ici. Pour un bon bain chaud parfumé à la lavande, et un bol de lait comme Anneliese avait l’habitude de lui concocter avant de dormir. Tous les soirs. Son travail lui manquait affreusement, et cela ne faisait que deux jours qu’il errait dans cette cellule close, aux barreaux rouillés et usés par le temps ; ou encore abîmés par l’épée et les maintes tentatives d’évasion des anciens détenus.
Se renfermant sur lui-même, Henri baissa la tête vers le sol crasseux de sa cellule. Il réprima un soupir avec une certaine difficulté. Ses mains étaient sales, couvertes de poussière. Quelques tâches brunâtres décoraient sombrement les pans de sa chemise blanchâtre en tissu. Rabattant ses genoux contre son ventre plat, le condamné soupira en silence, et afficha un regard vide, comme un zombie. Dénue de toute émotion, indifférent aux supplications des autres prisonniers. Il allait mourir. Et cette idée lui glaçait le sang.
♣♣♣
Ever since the day we died, well, I’ve got nothing left to lose.
Quatre jours s’étaient écoulés depuis son arrivée en ce lieu sordide. Les yeux mi-clos vers la porte fermée de la cellule, le jeune homme commençait à perdre toute notion d’envie, de faim, ou de satisfaction. Il se sentait mourir à petit feu, et restait inconsolable. Il lui semblait même avoir perdu un peu de poids, et pourtant, sa fin n’était pas encore programmée. Des bruits de pas se rapprochèrent des cellules vers trois heures du matin, lorsque la plupart des prisonniers dormaient tous à poings fermés. Excepté le bijoutier. Une femme se tint face aux barreaux de la cellule dans laquelle on le retenait prisonnier. Il trouvait cela injuste. Elle. Tout, mais pas elle.
« Tiens donc, les gueux sont levés fort tôt dans ces prisons… » cracha-t-elle de sa voix haut perchée, incroyablement arrogante et fière.
En percevant le son des petites clés se cognant l’une contre l’autre, le bijoutier rouvrit les yeux, et dévisagea celle qui était responsable de sa fin d’un air dégoûté. Mais il parvint à le contenir assez longtemps pour se relever, et marcher d’un pas lent, et hésitant vers elle.
« Laissez moi deviner, Elvira Grey, c’est bien cela ? » osa-t-il demander, les yeux braqués sur les clés. « Anneliese m’a déjà parlé de vous… »
« Vraiment ? Et qu’a-t-elle dit à mon sujet, très cher ? » rétorqua-t-elle, subitement intriguée. « Enfin, peu importe, votre comportement est ignoble…Dire qu’on ne peut plus avoir confiance en à un simple bijoutier de quartier. »
Il cligna peu à peu les yeux, considérant les dires de son interlocutrice avec une furieuse envie de l’égorger.
« Petite garce…Vous savez très bien que c’est faux ! Je ne lui ai rien fait ! Je l’aimais ! »
« Oh… » son regard s’illumina. « Que c’est d’un romantisme écœurant. »
Elle éclata d’un rire froid. Le clouant sur place. Etait-elle donc venue ici juste pour l’observer, et jouir de sa situation ? Du succès de son plan cruel et égoïste ? Elle était encore pire que dans ses souvenirs, pire que ce qu’Anneliese racontait à son sujet. Cette femme n’en était pas une…C’était un monstre.
« C’est parce que vous l’aimiez que vous l'avez tuée ? » clama-t-elle, impérieuse, de son habituelle voix haut perchée.
« Croyez-moi, je vous en supplie ! »
Une brève lueur intéressée brilla en elle. Elvira acquiesça en silence, et s’avança peu à peu jusqu’aux barreaux de la cellule, afin de murmurer, au creux de son oreille, d’une voix glacée : « Je vous crois. Et je ne peux rien pour vous. Vous n’aviez qu’à ne pas lui tourner autour…Enfin, en un sens, je vous en suis reconnaissante. Sans vous, je n’aurais jamais trouvé de coupable idéal. Profitez bien de votre dernier jour de condamné…D’ici quelques heures, vous serez exécuté. Mon père me l’a promis. Pour Anneliese. »
Puis, elle s’écarta, et quitta aussitôt les geôles, sans un regard supplémentaire pour le bijoutier.
"Typical me and my appetite. For destruction can't you see that, any other girl but me, they would be running from a guy like you."
- II - « Adulteries »
“Evidently your unaware, Of the chemistry your throwing out. Indirectly you have no care – And I really have no doubt that.”
« - Lady Grey… - Cela suffit ! Je ne désire plus vous revoir en ces lieux, et ce n’est plus discutable. - Pourquoi me repousser – sans cesse, mylady ? Ne me croyez-vous pas lorsque je clame vous aimer ? -Vous ne m’aimez pas, McCain. Vous êtes content de m’avoir, et ce n’est pas la même chose ! - Vous me peinez, mylady…Votre père n’est pas de cet avis, il pense tout comme moi, que vous seriez sublime à mon bras. »
Une brise fraîche passa tout près des deux silhouettes, venant s’engouffrer entre les plis de leurs vêtements ; Elvira de Hanovre-Grey leva immédiatement les yeux au ciel, se faisant méprisante à l’égard du noble.
« Que mon père vous apprécie ou non, jamais je ne consentirais à vous épouser, m’entendez-vous ? »
Rajouta-t-elle d’un ton amer, avant de disparaître dans le fond d’une étroite ruelle londonienne.
« Je sais, ma chère, c’est dur de perdre. »
Il aurait voulu la rattraper, mais au fond, ce serait une bonne idée, que cette dernière se remette en question. Qu’elle se fasse à l’idée d’être sa femme. Robert McCain avait raison. Toujours. Il savait aussi qu’elle dirait non. Et il savait également qu’elle ne dirait pas non devant la chance de garder son héritage précieusement. Il lui suffisait tout juste de quelques heures en compagnie d’Ernst August von Hanover pour prendre une décision irrévocable, qui l’arrangerait à tous les coups. Elle avait besoin d’un époux, et cela, même Von Hanover le savait, sa fille se devait d’apprendre l’intégrité, la vie à deux et le respect d’autrui. Et ô combien le respect se faisait rare chez lady Elvira. McCain prenait généralement tout pour acquis. Il pensait que cette magnifique femme serait la sienne. Et serait plus que ravi de voir les regards jalousés devant ‘l’heureux couple arrangé’ défilant sous leurs yeux ébahis.
Malheureusement, sa promise le maudissait. Le haïssait. Si elle devait épouser quelqu’un comme lui, c’était décidé, elle chercherait à se pendre.
Dans son dos, l’arriviste souriait ironiquement. Il était assuré de la posséder. Il s’avérait que sir Robert McCain, d’origine irlandaise, se trouvait être dans les petits papiers du père de la sulfureuse créature à la chevelure d’or. Hors, ce léger détail, l’aristocrate de dix-sept ans semblait l’ignorer. Sans en connaître la raison, elle se mit à courir, incapable de s’arrêter ne serais-ce qu’un instant afin de reprendre son souffle. Le bruit lancinant de ses talons claquait contre les lourdes dalles de pierre de la capitale Britannique. Elle courait, inlassablement, comme si sa vie toute entière en dépendrait. Elle souhaitait fuir, mais ne le pouvait malheureusement pas. Ce n’est qu’une fois bien loin de ce sinistre personnage, que lady Elvira arrêta sa course effrénée. Haletante, sa poitrine remontant de haut en bas, avec douceur, sous le rythme frénétique de sa respiration. Quelques unes de ses mèches bouclées étaient en désordre, s’étant frayés un chemin au niveau de ses tempes humides d’une légère couche de sueur due à la course. Agrippant de ses mains les pans de sa longue robe lavande, l’aristocrate reprit son chemin, et fixa un point vide droit devant elle. Elvira n’avait porté qu’une guère attention à l’endroit où ses pas la mèneraient. Elle se trouvait dorénavant au port de Londres. Les iris bleutés de l’adolescente parcoururent l’immensité du lieu, d’un air nostalgique – voire mélancolique. La vue de l’océan, si grand, imposant et d’un bleu sans pareil lui provoquait de nombreux frissons. Elle éprouvait la désagréable sensation, que plus rien ne serait comme avant. Elle perdait monotonement sa liberté. Et cela l’écœurait, la rendait divinement vulnérable. Impuissante, pour la première, et unique fois de sa vie.
❧
Quelques mois plus tard, lady Elvira épousa – contre son gré – le comte Robert McCain. Ils eurent droit à une grande cérémonie, dans la noble cathédrale de Londres. La famille des deux principaux protagonistes de cette scène était présente. Ernst August souriait, enfin satisfait de voir une bague au doigt de sa très chère fille. Mais le couple ne s’aimait pas assez, pour être heureux. Madame McCain, haïssait son mari. Quant à ce dernier – il n’était obnubilé que par la renom que lui accorderait une telle union avec lady Grey.
Deux ans passèrent, où l’heureux couple sembla se confondre dans l’hypocrisie, ainsi que dans l’amabilité forcée. McCain devint peu à peu fou d’elle, c’était vrai. Il se plaisait à lui parler, et passer du temps en sa compagnie – de vanter la beauté de sa promise à ses plus proches amis. Hors, il le faisait extrêmement mal. Robert était incapable de montrer à sa femme qu’il l’aimait, dans le bon sens. Il se montrait désobligeant, autoritaire, insultant et voire violent, dans ses pires états d’âme. Ce comportement infect demeurait son unique moyen d’exprimer ses profonds sentiments – ayant toujours considéré l’amour comme une faiblesse, l’homme en voulait énormément à Elvira, pour l’y avoir aventuré. Elle en était l’unique responsable – et le payerai, mois après mois, année après année.
Ils ne se touchaient jamais. A vrai dire, même lors de leur lune de miel, il ne posséda pas la lady. Cette dernière se refusait à lui. Frénétiquement. Et en bon gentleman, il demeurait incapable de l’y forcer. Cela le frustrait au plus haut point. Si bien, que Robert enchaîna les aventures d’un soir, auprès de charmantes et fermes filles de joie au corps parfait, élancé, et aux formes exquises. Mais l’heureuse élue déchantait au fil des ans.
« - Vous êtes incorrigible, mylady. Et je me demande bien ce que vous cachez -- ? - Pourquoi cette question, Ulrich ? - Je me questionnais juste sur vos raisons à venir me voir, ces derniers temps. » souffla-t-il, en approchant sa main droite de l’épaule dénudée et trempée de mousse de son amante, dans le but de masser ses muscles endoloris avec une certaine délicatesse, très sensuelle. « Vous et moi savons que vous n’êtes réellement pas du genre à venir vers les autres, sans un quelconque intérêt à l’esprit. - Vous me connaissez mieux que la plupart des gens, dans ce cas. C’est tout ce que je peux vous avouer. » se contenta de répondre la noble, sombrement. « Disons – que votre compagnie m’est intéressante. - Je vois. » il sourit, narquoisement. « Et plus encore ? » sa main droite quitta l’épaule de la jeune femme, pour se frayer un chemin entre ses clavicules, dessinant le tracé de ces dernières chaudement. L’index d’Ulrich von Bergenstein remonta peu à peu vers le menton de son interlocutrice, une fois avoir effleuré brièvement la veine palpitante qui se trouvait à son cou. « Où est donc votre bien-aimé mari ? Actuellement en ville ? Pour que vous veniez me tomber dans les bras, aussi facilement – une tierce personne vous y à bien poussée. - Non, l’imbécile s’en est allé en voyage d’affaire. » répondit la voix féminine, amusée. Une certaine froideur se dissimulait dans le fond de ses paroles, et une haine – atrocement déguisée. Comme elle méprisait son machiste d’époux. C’est notamment pour cela qu’elle le trompait, dans l’ombre. Il ne la prenait jamais, de toute manière. La belle blonde s’était installée contre le corps nu de son amant allemand, dans l’imposante baignoire en marbre blanc, à caresser les bords froids de cette dernière. L’eau y était chaude, et la sensation sur sa peau fatiguée la réjouissait. C’était agréable, certes très reposant. - C’est bien ce que je me disais – Vous avez un intérêt, Elvira, que vous l’acceptiez ou non. - Je répondrais oui, uniquement pour changer de conversation. » maugréa la belle sèchement, avant de reposer sa nuque au creux de l’épaule d’Ulrich. Ses yeux se fermèrent lentement, sans préavis. Ulrich von Bergenstein s’abstint de toute réponse, et soupira en plaquant sa tête contre l’arrière de la baignoire luxueuse.
Il égara son bras gauche le long de la taille fine de lady Elvira, puis vint tracer des cercles invisibles sur la peau satinée, douce et soyeuse de sa cuisse, sous l’eau brûlante ; faisant ainsi réprimer un soupir d’aise à la sulfureuse blonde. Ils ignoraient tous les deux quand le principal élément perturbateur rentrerait à Londres. Et à vrai dire, lady Grey-McCain s’en contrefichait. Qu’il les surprend donc, qu’il ose crier au scandale, il était responsable de tout. De son malheur, plus particulièrement. Les deux nobles finirent par s’étreindre passionnément contre le marbre de la baignoire, leurs mains se frayèrent un chemin, et frôlèrent chaque parcelle de peau nue, à l’aveugle. Ils firent ainsi l'amour, avec envie.
Ce n’est que plus tard dans la soirée, qu’ils se séparèrent, alors qu’Ulrich passait sa chemise blanche, aux manches bouffantes mais néanmoins fort élégante par-dessus sa tête, lady Elvira Grey souffla sur une des bougies encore restée allumée. Son mari venait tout juste de franchir le portail de leur demeure, à son insu. Le principal trompé s’aperçut du jeu que jouait son épouse. Alors qu’il pénétrait dans les appartements de la lady, dans l’espoir de lui faire une agréable surprise en rentrant bien plus tôt que prévu ; son sang se glaça sur-le-champ. A peine eut-il frôlé de ses bottes, le tapis rouge qui ornait le couloir de l’étage supérieur. Il entendit un rire, cristallin, et si familier. Un rire de femme, moqueur, froid, et hautain. Celui d’Elvira. Dévêtue, elle entourait sa taille élancée d’une serviette d’un blanc immaculé. Il crut instinctivement que son épouse venait de sortir de son bain habituel, et consentait enfin à lui offrir son corps. Mais en scrutant les bougies parfumées, et l’odeur d’encens qui se dégageait de la pièce, il comprit que ce n’était pas une initiative familière. Elle n’était pas seule – et cette vision le troubla au plus haut point. Les deux amants s’embrassèrent à pleine bouche, juste sous ses yeux. Il réalisa enfin, difficilement, que l’aristocrate se moquait de lui, ouvertement, sans aucune gêne, et avec une facilité déconcertante. Il avait cru à sa soi-disant rédemption. Bêtement, Robert avait pensé que c’était vrai. Elle n’avait jamais été sincère. Mais il refusait d’admettre ses très nombreux torts. Bien trop orgueilleux.
Envahit par la frustration, il s’apprêtait à lui hurler dessus, dés qu’elle aurait franchit la porte du salon dans lequel il se reposait, un verre de port dans la main gauche. Ses doigts se serraient nerveusement contre le cristal ; manquant de le briser brusquement.
« - Mon tendre, seriez-vous déjà rentré ? »
La voix perçante résonna dans les profondeurs du living-room. L’interpellé ne prit pas même la peine de se retourner, fatigué. Il fixait un point noir, droit devant. Sans faire le moindre geste.
« - Robert ? s’étonna la silhouette féminine, les bras croisés contre le délicat tissu de soie de sa robe de chambre. - Cela fait déjà trois bonnes heures que je suis rentré. - Oh… »
Parvint-elle à murmurer, à peine intriguée. La jeune femme, à l’époque âgée de dix-neuf ans se balada dans la grande pièce, et se posta tout près d’une bibliothèque ; son doigt vernis se promena d’ouvrage en ouvrage, effleurant les reliures en cuir, et finalement, s’arrêta près du dernier, optant pour un vieux roman historique. L’extirpant de la pile, la belle blonde se mit à sourire béatement.
« Ne désirez-vous pas connaître la raison qui m’a poussé à ne pas vous avertir plus tôt ? reprit McCain, froidement. - Si, bien entendu, très cher, je brûle d’impatience, susurra Elvira en prenant place dans un canapé moelleux. - Voyez-vous, par pur hasard, j’ai désiré vous trouver dans vos appartements privés, afin de vous en faire la surprise – il s’arrêta en surprenant le visage crispé de sa femme. Elle avait enfin levé les yeux vers lui. Et je suppose que vous imaginez bien ce qui à pu se passer là-haut. - Que me reprochez-vous ? Je vous méprise, vous m’avez forcée à vous épouser, cela s’arrête là, le contrat ne va pas plus loin, rétorqua la blonde. - Bien… »
Tenant toujours le verre, il dut faire un ultime effort pour ne pas le briser de ses doigts, il le jeta néanmoins contre le mur. La comtesse McCain demeura silencieuse, peu après cette dernière tirade. Elle ne souhaitait plus s’étendre davantage sur la question, et ouvrit enfin son livre. Mais la scène qui venait tout juste de se jouer sous ses yeux l’enivrait encore, d’un entêtant parfum de culpabilité.
« - Vous souhaitez me quitter ? » Ces quelques mots eurent beaucoup de mal à passer la barrière de ses lèvres. Il s’en tordait d’impatience, intérieurement. Livide. Elle était malheureuse, probablement. Elle avait ses raisons, ne cessait-il de se répéter. Mais il était ivre, brisé, et anéantit. Il avait besoin de lui faire du mal. L’homme s’approcha peu à peu, dangereusement de son épouse et l’attrapa par la taille. Ses doigts s’enfoncèrent dans le tissu de soie de la belle robe bleutée d’Elvira, possessivement. « Vous ne le pourrez jamais ! C’est compris ?! »
Elle cria, et tenta de se dégager de lui, le plus rapidement que possible, mais en vain. Désormais seuls dans la grande et solitaire demeure, elle craint qu’une fois de plus, il lèverait la main sur son corps. Ulrich était partit depuis bien longtemps, par la porte de derrière. Fronçant ses épais sourcils bruns, le visage pâle de McCain se déforma sous la rage, ses traits habituellement élégants lui apparurent tirés, froissés et fatigués. Ce voyage n’avait pas été une mince partie de plaisir. Sans une seule once de douceur, il la poussa contre le tapis, et se débarrassa rapidement de sa redingote grise. Par instinct, Elvira recula précipitamment, loin de son époux. Dos au sol, en état de choc et d’hystérie. Son cœur battait fortement dans sa poitrine, et manquait d’exploser. Elle avait peur, comme jamais. Ce sentiment la tailladait littéralement, venant presque à l’étouffer. Les lèvres entrouvertes, et tremblantes, l’aristocrate tourna la tête vers la droite, sous la gifle qu’il venait tout juste de lui administrer. La comtesse McCain sentit un goût amer, -- de fer, dans sa bouche. Du sang perlait le long de sa lèvre. Elvira gémit de douleur, et parvint avec courage à se relever, et courir dans la pièce, jusqu’à s’emparer d’une épée tranchante trônant au-dessus de la grande cheminée, juste avant que Robert ne l’attrape une seconde fois. Le coup ne se fit pas attendre. Aveuglée par la rage, ses pulsions meurtrières jaillirent, brisant ses principes. Elle agita la lourde épée et trancha d'un coup sec la tête de l'homme, juste avant qu'il ne s'écroule sur le tapis persan. S'assurant qu'il serait bien décédé, la lame s’empala contre le corps du sir, pile au niveau du cœur. Le corps s'abandonna aussitôt en arrière, sur le tapis. Il se vidait peu à peu de son sang.
« - Allez en enfer, McCain. » souffla-t-elle, haletante et le visage parsemé de nombreuses gouttes de sang. « C’est dur de perdre la tête, mon cher – » cracha la blonde, avec rage, en enfonçant encore une fois l'épée dans le corps de Robert McCain. Elle lui asséna de nombreux coups, tous plus profonds les uns que les autres. Tailladant sa peau, son corps tout entier. Elle y éprouvait un certain plaisir malsain, et en vint même à l'éventrer sur le tapis, rependant ses organes vitaux contre le tissu épais et poussiéreux.
Le visage de la lady n’exprimait qu’un profond mépris. Elle jeta l’arme argentée, ensanglantée, dans un coin de la pièce, et s’empara des bords du tapis persan dans lequel le défunt comte reposait tristement. Mutilé de toutes parts. Engouffrant ce corps encore chaud des coins du tapis, la noble parvint à le tirer jusqu’à franchir les portes du manoir. Il faisait nuit. Elvira, le cœur toujours affolé, réalisait enfin son crime. Son meurtre. Elle avait tué un homme, de sang-froid – un noble. Cela risquait de ternir à tout jamais son nom, et sa liberté, si cette histoire parvenait aux oreilles d’une quelconque autre personne. L’image de la potence, de cette longue corde en hauteur, la hantait à présent. Lady Grey inspira une profonde bouffée d’air frais, et se ressaisit. Tremblant à cause de ce froid sinistre, elle alla chercher un cheval, dans l’écurie du domaine, et alla prévenir un complice, Edward, son plus proche ami. Avec son aide, ils purent transporter le corps du comte jusqu’au petit bois, là où la comtesse s’était rendue il y a quatre ans dans le but d’enterrer le cadavre d’Anneliese, afin qu’on ne la retrouve pas dans la vieille cave de la demeure Grey.
La jument émit un cri, comme si elle souhaitait transmettre un signal – un avertissement. Nor fixa la grande créature d’un drôle d’air, la jaugeant froidement, mais demeura muette. Sa main gauche se referma sur le harnais qui maintenait la jument, et marcha dans les bois. Ses talons froissaient les feuilles d’arbres orangées de l’automne. Ce n’est que face à un imposant chêne, vieux d’un demi-siècle, que la noble au visage blanc comme la neige lâcha la corde, et Edward balança le corps de McCain au sol, au creux des nombreuses feuilles trempées à cause de l’eau de pluie de la veille. Elvira marcha, durant quelques minutes, et s’empara d’une pelle en cuivre, qu’elle avait prit, avant de s’élancer à la recherche d’un lieu sûr où enterrer son cadavre. Puis, elle la tendit à l’aristocrate, afin qu’il creuse un trou, ôtant la terre sale petit à petit. En sueur, le noble se passa la main sur son front chaud, puis fit traîner une nouvelle fois le corps du défunt époux d’Elvira jusqu’à le renverser dans le trou. Un sourire mauvais se dessina sur ses pâles lèvres, tandis que d’une main, il remettait la terre en place. Couvrant tout d’abord le visage inerte du défunt d’une grosse motte de terre fraîche. D’autres la rejoignirent. Une fois le travail terminé, Elvira s’approcha afin d’observer l’endroit caché, où sommeillait McCain, admirant l’œuvre de son complice. Personne ne pourrait deviner qu’il y avait un cadavre enterré là.
« - Vous rejoindrez Anneliese, mon tendre amour. » railla-t-elle, tandis qu’une lueur machiavélique sembla scintiller dans le fond de ses pupilles glacées. « Ma charmante sœur…De la compagnie, cela vous plaira très certainement… » murmura la voix à consonance féminine, contre le sol, à cent mètres non loin de l’endroit où Robert McCain reposait enfin en paix, dans le secret. « Que cela reste entre nous, Edward. Je vous le revaudrais. »
Un sourire apparût sur le visage d’Elvira, alors que l’autre acquiesçait silencieusement, manquant de lui rétorquer que ce serait inutile. Le crime était terminé, le délit avait été masqué, et la vie de la jeune noble pouvait enfin continuer, comme à son habitude.
♣♣♣
La demoiselle de Hanovre attendit quelques mois, et à ses vingt ans, elle accepta la demande en mariage de son amant, l’allemand Ulrich von Bergenstein, qui se fit une joie d’admettre que le décès prématuré du comte McCain tombait au bon moment. C’est durant l’été qu’Elvira von Bergenstein, fraîchement mariée au favori de la cour germanique, décida de songer à la future descendance de son légitime second époux. Il se montrait tendre, et agréable avec elle, ne la contrariant que fort peu, tout le contraire de feu Robert McCain. Elvira espérait tomber vite enceinte, avant qu’Ulrich von Bergenstein n’ait à repartir à la conquête des océans au début de l’automne. Et l’heureux miracle intervint finalement vers la mi-juillet, lorsque le médecin du couple décela en la jeune femme un début de grossesse. Heureuse, la jeune Elvira avait tout de suite embrassé son époux, avant de retourner à ses lectures, qui énonçaient toutes la venue d’enfant. Huit mois plus tard, madame Von Bergenstein du s’adapter à une nouvelle des plus inattendues, l’enfant qu’elle portait en son sein, et qui était finalement sortit de sa prison de chair, n’avait pu rester en vie. Victime en couche de la procréation d’un enfant mort-né, qu’elle avait baptisé Heinrich, pour respecter le souhait de son mari, la jeune femme s’effondra de chagrin. Elle ne s’était tout bonnement pas attendue à voir ce bébé décéder, à peine fut-il libéré de son ventre. Blessée dans son amour propre, et s’efforçant de subir sans un mot les remontrances, questionnements, ou autres curiosités de sa famille, Elvira demeura décidée à ne pas renoncer en si bon chemin. Ils, dés lors, retentèrent l’expérience, convaincus de parvenir à avoir un héritier quelques mois plus tard.
Un matin, le miracle, enfin, se produisit. Friedrich von Bergenstein naquit dans le mois d’Avril, alors que les fleurs commençaient tout juste à s’échapper de leurs bourgeons, à naître, et à colorer le jardin de la demeure de délicieuses teintes fleuries, et claires. Il avait de grands yeux bleus, comme ses parents, et une chevelure blonde, dorée, resplendissante et fort soyeuse ; ce qui faisait la fierté de sa génitrice.
« - Le voici, frau von Bergenstein, susurra la voix douce de Maude, une jeune employée de maison, d’origine française. Si je puis me permettre, il est aussi beau que madame. - Il a les traits faciaux de son père – rétorqua-t-elle, en prenant l’enfant dans ses bras pâles, et fatigués, effleurant de ses coudes la couverture en laine brunâtre qui enveloppait le nouveau-né, paisiblement endormit. Il deviendra certainement un grand homme. - Oui, vous avez raison frau. Reposez vous à présent, je vais prendre soin de votre fils. »
S’inclinant respectueusement, Maude prit l’enfant et alla le poser dans un berceau en bois, et décoré de dentelles, d’ours en peluches, et de froufrous blanchâtres. Elvira esquissa un petit sourire fatigué, puis sombra dans le sommeil, tout comme la chair de son sang.
❧
Elvira s’en occupait avec grand soin, en l’absence d’Ulrich. Elle veillait à l’éducation de ce petit enfant, si actif dés les premiers jours, avec une tendresse enfantine, voire naïve, que l’on attribuait facilement à son si jeune âge. Friedrich, révéla très tôt une prédisposition pour la santé fragile, et il tombait très souvent malade. De petits rhumes, aux angines passagères, jusqu’à ce que des maux de ventre ne tailladent ses nuits, et le fassent cauchemarder. Elvira ne savait plus quoi faire pour le protéger, et cela la peinait vraisemblablement. Dans l’année des deux ans du petit Friedrich, l’enfant fut atteint d’une lourde pneumonie, qui le cloua au lit pendant de très longs mois, l’affaiblissant petit à petit, avant d’avoir raison de lui vers l’hiver. Cette fois-ci, Elvira refusa de retenter d’avoir un troisième enfant, bien trop brisée par ces évènements malheureux qui s’enchaînaient dans sa vie, et lui interdisaient d’avoir une descendance quelconque. Lorsqu’elle dut annoncer le décès de leur enfant, à Ulrich, ce dernier entra dans une colère noire, et brisa de nombreux meubles dans le séjour. Se sentant impuissant. Avec le temps, ils purent oublier ce drame, et vivre avec le passé douloureux qui était le leurs.
Malgré tout, le pire restait à attendre. Alors que son couple se portait peu à peu mieux, digérant l’échec d’une deuxième tentative de descendance, Ulrich dut repartir pour Hanovre un beau jour, afin de s’entretenir avec l’empereur allemand. Son épouse l’encouragea sur cette voie, lui assurant qu’il devait à tout prix gagner le soutien du roi de Prusse. Elvira se souvenait même l’avoir embrassé une dernière fois, prétendant l’attendre à Londres le temps qu’il faudra. Hors, à peine Von Bergenstein partit en mer, on lui annonça dans une missive, la plus horrible des nouvelles. Elle était sûre d’avoir une lettre de son tendre mari, mais au lieu de cela, on lui annonça son décès. Ou du moins, sa disparition. On n’avait pas retrouvé de quelconques survivants, et les chances de retrouver Ulrich demeuraient bien minces et vaines. Elvira déglutit péniblement, et manqua de brûler cette lettre, et pourtant, elle la garda précieusement dans une petite boite en velours bleu foncé, qu’elle cachait sous son lit en baldaquin aux draps de soie.
De Hanovre (Allemagne), le quatre juillet mille-sept-cent-dix-sept,
Entre ses doigts, Elvira parvenait encore à se souvenir de la texture du parchemin blanc, qu’elle avait tenu, ce jour-là. Et de la douleur qui avait percuté son cœur à la lecture de ces mots, écrits en allemand, dans sa langue natale.
Nous n’avons malheureusement pas retrouvé la trace du navire, le Queen, qui transportait votre époux, le lord Ulrich von Bergenstein. Il demeure introuvable, et nous ne pourrions nous prononcer quant à son possible retour en Angleterre.
Le feu crépitait dans la cheminée, lorsqu’elle se répéta en boucle, dans son esprit, ces simples mots, ces phrases pourtant si sensées, et bourrées de sous-entendus, qui lui labouraient le crâne avec peine. Elvira avait retenu un sanglot, et continuait à s’obstiner à vouloir garder un visage indifférent, sans le moindre sentiment, alors que son cœur saignait depuis déjà de longues minutes. Veuillez agréer, frau, mes sentiments les plus dévoués. Toutes mes condoléances.
Votre dévoué ami, Le commandant R. Hans Brandt.
Même encore maintenant, cette lettre à été conservée, minutieusement. Comme un souvenir qu’elle désirait à tout prix se rappeler.
❧
INSEREZ UNE VIDEO YOUTUBE AUX FORMATS : WIDTH="220" ET HEIGHT="180"
♀ • 27 ANNEES • GOUVERNEUR, REPRESENTANTE DE LA MAISON DE HANOVRE, ET ASSISTANTE DE LORD BECKETT • 22 AOUT 1693 • LION • SINGE • VEUVE (POUR LA DEUXIEME FOIS) • LE SIEN, AUTREMENT, CELUI DE LA COURONNE D'ANGLETERRE • IMMENSEMENT RICHE • EITC
Dernière édition par Elvira I of Hanover-Grey le Lun 18 Juil - 12:13, édité 7 fois
Sujet: Re: annual awards april Mar 12 Juil - 9:37
I.
ETIQUETTE ► Il arrive que des personnes vous attribuent une quelconque étiquette, et s'emplissent de préjugés vous concernant, ou bien, vantent vos exploits auprès de leurs proches. Où que vous allez, dites nous, que raconte-t-on sur vous ?
FAMILLE ► Expliquez nous quelques détails à propos de votre famille, ou du moins, de ses principaux membres. Quelles sont vos relations avec eux, que font-ils dans la vie, sont-ils en vie, ou décédés ?
ORIGINES ET NATIONALITE(S) ► Lady Grey est née à Hanovre, en Allemagne, et se voit donc prédisposée à des origines germaniques de part sa famille paternelle et maternelle. Cependant, la jeune femme à également un lien parenté avec un certain duc Henry Grey du côté de sa mère, tandis que son père Ernst August von Hanover est le frère de George I d'Angleterre, germain de souche, mais néanmoins lié à la royauté Britannique avec Élisabeth Stuart qui était la grand-mère d'Ernst August.
TRAITS DE CARACTERE ► De part quelques lignes, ou bien une assimilation d'adjectifs, détaillez-nous en profondeur ce qui vous motive à agir de la sorte, quels sont vos principaux défauts et qualités, ainsi que leur impact sur autrui.
INFORMATIONS ► Si vous avez quelques informations complémentaires à propos de votre personnage, inscrivez-les ci-dessous. (5) ◊ possède un dangereux penchant pour le sadisme. ◊ née Elvira I Leonor de Hanovre, en anglais Elvira Leonor of Hanover. Elle à néanmoins changé de nom de famille pour prendre celui d'un des ancêtre de sa défunte mère, le seul à tendance Britannique, étant d'origine germanique et ne souhaitant pas que l'on écorche son nom. Malgré ses deux mariages, Elvira à gardé ce nom de famille, hérité de sa mère, voulant conserver une partie de sa mémoire dans la vie de tous les jours. ◊ fille cadette d'Ernst-August von Hanover et d'Elvira - dite Elsa - Stroesser-Grey. ◊ à des origines britanniques (Henry Grey duc de Suffolk, dans les ancêtres de sa mère, et Elisabeth I d'Angleterre qui était la grand-mère de son père), et germaniques de part la maison et dynastie de Hanovre. ◊ nièce de sa Majesté George I.
MANIES ET TICS&TOCS ► Après un cauchemar, il lui arrive bien souvent de mettre le feu à quelques meubles, se trouvant dans la pièce dans laquelle elle s'est endormie la nuit dernière.
♥son défunt deuxième mari Ulrich von Bergenstein, Friedrich, elle-même, les tartes au citron, le brandy ou le scotch pur malte, le bruit de la pluie tapant aux fenêtres, la politique, la hiérarchie, l'autorité, la dictature, l'Angleterre, son sang, les perruques, l'argent, les complots et les coups d'état, être classée première, la littérature, l'art et la peinture, le luxe, la soie ou la dentelle, les chevaux, la Haute Couture, le pouvoir, le thé avec deux sucres, regarder les pendaisons du haut d'une tour, lord Beckett, avoir des sous-fifres, les hommes riches et puissants, les exécutions, la chasse, le feu, la torture psychologique et physique, les massacres, l'immortalité, comploter contre le monde entier avec son frère, élaborer des plans en compagnie de son bras droit : Willem, frustrer lord Beckett, organiser des soirées et des luttes à mort entre quelques prisonniers ou autres gueux. Øson premier époux Robert McCain qui la violentait, la piraterie, toute forme de rébellion, d'insubordination ou d'irrespect des règlements, se faire piéger, les sentiments humains, échouer, les légumes verts, les nains en porcelaine ou ceux qu'on place dans les jardins, la pauvreté, les mendiants, les domestiques, les gens d'une classe sociale inférieure à la sienne, le soleil à trop forte dose, les aphrodisiaques, les plantes, la décadence, les criminels, la culpabilité, l'eau, les légendes urbaines, le manque de sérieux, la prostitution de bas-étage, la trahison.
SIGNES PARTICULIERS ► Possédez-vous des cicatrices, des tatouages ou un quelconque signe qui indiquerait à quiconque qu'il s'agit bien de vous ? Votre corps dispose aussi d'un passé, laissez-nous en apprendre plus sur votre histoire.
CONVICTION ET IDEAL ► On en a tous. Tout être humain est dôté de convictions, et d'un idéal qu'il souhaite atteindre au fil du temps, ou bien au gré du vent. Que racontez-vous à ce sujet ?
II.
◊Imaginez-vous sur un navire qui commence à couler, vous êtes seul, vous êtes obligé de plonger, mais vous avez le choix d’emporter quelque chose avec vous, vous choisissez entre :
[ ] 1. Sauter par-dessus bord sans prendre quoi que ce soit. – vous vous dites que votre vie est plus importante qu’un objet qui ne vous servira peut être pas – [ ] 2. Prendre une bouteille de rhum. – le pire de la mort ? ne pas avoir d’alcool – [ ] 3. Vous précipiter pour chercher un objet qui à une immense valeur matérielle. – vous refusez de partir sans votre fierté personnelle matérielle et puis qui sait, il y a peut être un trafic sur une île quelque part où vous pourrez le vendre – [ ♥ ] 4. Vous emportez une arme avec vous. – il y a peut-être des ennemis en mer – [ ] 5. Vous êtes gourmand et emportez tout un sac de babioles avant de sauter à la mer ! – même si vous risquez de couler avec, tant pis ! –
◊Et vous avez sauté à la mer ! Mais au loin, une île se dessine devant vous. Vous décidez alors de nager, et une fois arrivé sur le sable fin, vous remarquez que votre lieu de refuge s'avère être habité par des indigènes qui ne parlent pas votre langue...
[ ] 1. Vous établissez un campement à l’abri de tous, en espérant qu’un navire passera par-hasard par là. – l’espoir fait encore vivre – [ ] 2. Vous tentez de négocier avec les occupants de l’île de toutes les manières possible pour vous faire comprendre, et vous réussissez ! – autant se faire le plus d’alliés que possible – [ ] 3. Vous la jouez perso et menacez tout le monde avec une arme… – opportunité suicidaire, bien que possible, étant donné le peu d’habitants et leur ignorance des armes à feu – [ ♥ ] 4. Vous devenez leur chef et vous installez ici le temps qu’on vienne vous chercher. – et puis, vous êtes le leader d’une tribu, le rêve non ? – [ ] 5. Vous vous immisciez parmi eux et vendez vos objets personnels, en guettant la plage.
◊Grâce à vos capacités, les indigènes vous ont indiqués un endroit situé sur une carte, là où un somptueux trésor se cacherait, au fond d'une grotte. Mais le chef de la tribu s'oppose fermement à ce que vous vous y rendiez, prétendant que c'est bien trop dangereux...Que faites-vous ?
[ ] 1. Vous le tuez, sans une once de remord. – qui est-il pour oser vous dicter ses lois ? – [ ] 2. Vous tentez de négocier habilement en lui promettant de lui ramener le trésor pour sauver sa tribu ! – vous êtes une âme charitable, vous vous fichez de l'or... – [ ] 3. Vous vous fichez de son opinion, et foncez tête baissée dans cette grotte, seul(e) et déterminé. [ ♥ ] 4. Vous êtes plutôt malin, et emportez un des indigènes avec vous, pour qu'il vous serve de guide après l'avoir manipulé en lui promettant une part du trésor ! – rien ne vous oblige après de la lui donner... – [ ] 5. Vous prenez son avis en compte et rebroussez chemin, préférant chercher un moyen de quitter cette île, au lieu d'explorer une grotte macabre.
◊Vous êtes malgré tout entré dans la grotte, et vous arpentez les couloirs sombres de cette dernière. Une fois arrivé au fond de l'endroit, vous découvrez un somptueux coffre remplit d'or ! Vous vous apprêtez à vous en approcher jusqu'à ce qu'un bruit retentissant vous alerte, vous, et votre compagnon indigène. La grotte commence à se détruire...Et il ne reste plus qu'une sorte menant à l'extérieur, mais le temps vous est compté...
[ ] 1. Vous abandonnez le trésor et courrez vers la sortie avec votre acolyte, et enfin, vous êtes libres ! Mais sans un sou. [ ♥ ] 2. Vous décidez d'être lâche, et vous jetez votre compagnon indigène vers la sortie pour vérifier si ce n'est pas piégé avant de vous y rendre... – c'est vrai, après tout, qui vous dit qu'il n'y a pas un piège ? – [ ] 3. Vous décidez d'emporter le coffre avec vous, tandis que votre compagnon s'est déjà enfuit, en voyant la grotte s'écrouler au-dessus de vos têtes. – mais difficile d'avancer avec un si gros coffre et des débris de pierres qui se jettent sur vous... – [ ] 4. Vous réfléchissez trente secondes, et ordonnez à votre compagnon indigène de porter le coffre à votre place avant de courir vers la sortie. – et si une grosse pierre s'écroule sur lui, tant pis, au moins, vous aurez fait le plus gros du chemin et il ne vous suffira plus que de vous baisser pour ramasser le contenu du coffre étalé au sol – [ ] 5. Vous remplissez vos poches de pièces d'or, et courrez vers la sortie, mais au même moment, un gros rocher menace de s'écrouler sur vous, alors vous poussez votre compagnon à votre place pour sauver votre peau. – ce n'est qu'un indigène après tout... –
◊Malheur, une fois sortit de l'île, vous apercevez de nombreux navires. C’est la guerre, deux camps sont en opposition et il vous faut choisir un parti le plus vite possible avant le déclenchement des hostilités…
[ ♥ ] 1. Choisir un camp ? Pas besoin, c’est vous le chef d’un des partis. – et vous vous trouvez le plus fort, vous allez gagner, obligatoirement – [ ] 2. Vous jouez ça à pile ou face. – quelle importance ? tant que vous vous défoulez, après vous verrez – [ ] 3. Vous vous battez pour vos amis, vos proches ou votre amour. – et la guerre sera sanglante – [ ] 4. Vous vous arrangez pour rejoindre le camp des plus forts. – une fois assuré qu’Untel va gagner à 100%, votre choix est fait ! – [ ] 5. Vous fuyiez en cours de bataille lorsque votre groupe commence à perdre, et vous réfugiez dans l’autre camp, ni vu ni connu … – après tout, la survie avant tout, hein ! –
III.
Pseudonym ● Age IRL ● Comment avez-vous connu le forum ? ● Votre opinion sur ce dernier ? ● Célébrité choisie ● Mot de Passe (cf règlement) ●
_________________
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”
Spoiler:
Sujet: Re: annual awards april Jeu 28 Juil - 6:37
❧ HETZINGA AMBROISE VON BAUER ❧
[font=Arial]♀ • 17 ANS • ASSISTANTE CHEZ BARJOW ET BEURK A MI-TEMPS PENDANT LES VACANCES • DATE DE NAISSANCE (DATE COMPLÈTE - VOIR L'ANNÉE DANS LE CONTEXTE) • SERPENTARD EN SEPTIEME ANNEE • SIGNE ASTROLOGIQUE • ORIGINES AUTRICHIENNES - SANG PUR depuis des générations • STATUT SOCIAL • partisane du seigneur des ténèbres (prochainement marquée) • famille trés aisée • slytherin
Réalisez un post RP d'une bonne cinquantaine de lignes au minimum. Vous relaterez un fait divers de la vie de votre personnage, que ce dernier soit situé dans l'enfance, le présent, ou probablement son futur. Afin de remplacer la fiche traditionnelle, vous devrez bien entendu y inclure les traits physiques & psychologiques du personnage, en essayant également de nous montrer ce qu'il/elle peut bien aimer, ou détester ; et bien plus encore ! Bon courage !
ØCe qu'il/elle n'aime/ne supporte pas. ♥Ce qu'il/elle aime, ou adore.
ETIQUETTE ► Il arrive que des personnes vous attribuent une quelconque étiquette, et s'emplissent de préjugés vous concernant, ou bien, vantent vos exploits auprès de leurs proches. Où que vous allez, dites nous, que raconte-t-on sur vous ?
FAMILLE ► Expliquez nous quelques détails à propos de votre famille, ou du moins, de ses principaux membres. Quelles sont vos relations avec eux, que font-ils dans la vie, sont-ils en vie, ou décédés ?
ORIGINES ET NATIONALITE(S) ► Que vous soyez né(e) dans tel ou tel continent, on ne peut nier que vous disposez sûrement d'origines sanguines. Comment étaient vos ancêtres ? Et avez-vous à une période donnée, collectionner les nationalités ? Et surtout, quelle est votre ascendance sanguine ? Pure, mêlée, ou moldue ?
TRAITS DE CARACTERE ► De part quelques lignes, ou bien une assimilation d'adjectifs, détaillez-nous en profondeur ce qui vous motive à agir de la sorte, quels sont vos principaux défauts et qualités, ainsi que leur impact sur autrui.
INFORMATIONS ► Si vous avez quelques informations complémentaires à propos de votre personnage, inscrivez-les ci-dessous. (5) ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là.
MANIES ET TICS/TOCS ► Tout le monde dispose de ses petites habitudes, tics, et manies ; mais plus particulièrement, quels sont les vôtres ? Nous vous écoutons, dévoiler votre face cachée.
SIGNES PARTICULIERS ► Possédez-vous des cicatrices, des tatouages ou un quelconque signe qui indiquerait à quiconque qu'il s'agit bien de vous ? Votre corps dispose aussi d'un passé, laissez-nous en apprendre plus sur votre histoire.
CONVICTIONS, ET IDEAUX ► On en a tous. Tout être humain est dôté de convictions, et d'un idéal qu'il souhaite atteindre au fil du temps, ou bien au gré du vent. Que racontez-vous à ce sujet ?
PATRONUS ► Lorsque vous utilisez ce sortilège complexe, quel animal s'échappe de votre baguette magique telle une fumée argentée, et vaporeuse ? Et, quelle en est la raison, au plus profond de vous ? ( Si vous ne parvenez pas à maîtriser ce sortilège, il est inutile de répondre à cette question, vous pourrez néanmoins nous parler de la forme animale que pourrait prendre votre patronus...si vous réussisiez le sortilège. )
EPOUVANTARD ► Une fois que vous vous confrontez à un épouvantard, en quoi ce dernier se métamorphose-t-il à votre vue ? Expliquez-en également les raisons.
MIROIR DU RISED ► Ce fameux miroir ne vous expose pas seulement votre propre reflet, mais également ce que vous désirez le plus au monde. Que voyez-vous, devant cette imposante glace ?
❧ HAVE YOU SEEN THIS MUGGLE ? ❧
HORS-JEU : En un petit texte, parvenez à nous donner comme informations : votre pseudonyme, votre véritable âge, ainsi que la célébrité qui orne votre avatar. N'oubliez pas non plus de nous indiquer comment vous trouvez le forum, et de part quelle manière est-il venu à votre rencontre !
_________________
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”
Sick of preaching this to you-- nobody listens think of something and they treat you like a fool. Thought that it was clear, nobody said that life was fair. Sold my self all of the book, what brings you along this way feeling lucky wanna play--But don’t do as I do, just do exactly as I say. Cause I’m a cruel man I‘ll take it all away. And I’m a king I’ll make you pay. Cause I’m the cruel man I’ll burn it all away. I’m still the king I’m here to stay.
_________________
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”
Spoiler:
Sujet: Re: annual awards april Sam 7 Jan - 3:40
(IMG)
❝THE WINNER TAKES IT ALL❞
I don't wanna talk. If it makes you feel sad. And I understand-- You've come to shake my hand...I apologize, if it makes you feel bad. Seeing me so tense. No self-confidence.
« APHRODITE&SIMON »
I don't wanna talk about the things we've gone through. though it's hurting me. now it's history. I've played all my cards; and that's what you've done too -- nothing more to say -- no more ace to play. the judges will decide the likes of me abide, spectators of the show always stay in love-- the game is on again, a lover or a friend-- a big thing or a small. the winner takes it all.
I don't wanna talk. If it makes you feel sad. And I understand-- You've come to shake my hand...I apologize, if it makes you feel bad. Seeing me so tense. No self-confidence.
« APHRODITE&SIMON »
I don't wanna talk about the things we've gone through. though it's hurting me. now it's history. I've played all my cards; and that's what you've done too -- nothing more to say -- no more ace to play. the judges will decide the likes of me abide, spectators of the show always stay in love-- the game is on again, a lover or a friend-- a big thing or a small. the winner takes it all.
‟So prepare for a chance of a lifetime. Be prepared for sensational news. A shining new era‒ Is tiptoeing nearer. I know it sounds sordid, but you'll be rewarded‒when at last I am given my dues. And injustice deliciously squared. Be prepared!”
‟So prepare for the coup of the century. Be prepared for the murkiest scam. Meticulous planning. Tenacity spanning. Decades of denial. Is simply why I'll be queen undisputed. Respected, saluted‒ And seen for the wonder I am.”